Le Bouillon du Coq réussit le pari ambitieux de la cuisine de brasserie sans concession : os à moelle fondant, blanquette de veau irréprochable, et une île flottante qui ferait pleurer de bonheur n'importe quelle grand-mère normande.
Notre expérience
Il y a des adresses qui vous ramènent à l’essentiel. Le Bouillon du Coq, boulevard Voltaire, est de celles-là. Pas de fioritures, pas de carte QR code prétentieux : juste une ardoise au mur, un service à l’ancienne et des assiettes généreuses qui sentent bon la cuisine de terroir. J’y suis allé un mardi soir de février, sans réservation, et j’ai attendu vingt minutes sur le trottoir. Vingt minutes qui valaient largement le détour.
Les plats testés
Os à moelle grillé, fleur de sel & toast
La mise en bouche parfaite. L'os arrivé fumant, la moelle tremblante, généreuse. Deux grandes tranches de pain de campagne grillé. Simple, brut, excellent. C'est ça, la gastronomie française quand elle se donne la peine d'être honnête.
Blanquette de veau à l'ancienne
Le plat signature. La sauce est veloutée, la viande effilochée avec précision, les champignons de Paris bien présents. On mange avec du riz, bien entendu. Rien ne manque, rien ne déborde. C'est exactement ce qu'une blanquette doit être.
Île flottante, crème anglaise vanille Bourbon
Le dessert de la maison, et de loin le meilleur que j'ai mangé hors de chez ma grand-mère. Le blanc d'œuf est léger comme une nuée, la crème anglaise généreuse et parfumée. Un caramel ambré vient couronner l'ensemble. Je l'ai terminé sans honte aucune.
Notre verdict
Le Bouillon du Coq est une institution qui mérite son succès. Dans un Paris où il devient difficile de manger honnêtement pour moins de 20€, ce bouillon fait figure de résistant. La cuisine est sans prétention mais juste, le cadre magnifique et l'addition décente. Une adresse à garder précieusement pour les soirs où l'on veut du vrai, du bon, du français.